Afin de protéger au mieux leurs ressources et ainsi leur avenir, les marins-pêcheurs s’inscrivent aujourd’hui dans une véritable politique de gestion des captures. Quelles soient adoptées par les professionnels eux-mêmes ou bien prévues par la réglementation communautaire, toutes les mesures de limitation visent à assurer un renouvellement des stocks halieutiques et à planifier leurs approvisionnements sur le marché pour maintenir un niveau suffisant de rentabilité des bateaux.
A. Mesures professionnelles
Conscients de l’impact qu’ils ont sur leur environnement, les professionnels de la pêche se concertent au sein de groupes de travail et adoptent une multitude de mesures pour encadrer les pêcheries. Ces mesures, appliquées selon les espèces, les saisons, les types de pêche et les zones géographiques, sont de plusieurs ordres :
- Administratif : autorisation d’exploitation par le biais de licences et de permis de pêche
- Technique : longueur des filets, tailles des mailles, diamètres des anneaux, longueur et puissance des navires, nombre de casiers…
- Biologique : tailles minimales de capture pour protéger les juvéniles, repos biologique en période de reproduction (coquille, praire, bulot)…
- Commercial : quotas journaliers de capture, jours et heures autorisés à la pêche
Exemple : LA PRAIRE
Coquillage emblématique du port de Granville, la praire a vu son stock s’effondrer dans les années 90 en raison d’un niveau très élevé d’exploitation. Aujourd’hui, elle est de nouveau présente en quantité grâce à une pêche que les professionnels ont su eux-mêmes réglementer : seulement 30 licences de pêche autorisées, taille minimale de capture fixée à 4,3 cm, fermeture du gisement du 1er mai au 15 septembre, limitation à 3 ou 4 jours de pêche par semaine selon les horaires de marée et les cours du marché, quotas journaliers en fonction de la taille des navires…

B. Mesures communautaires
Les mesures communautaires sont, quant à elles, élaborées par la commission européenne, après négociations lors des conseils des ministres européens de la pêche. Elles touchent particulièrement les espèces dites « communautaires », c'est-à-dire celles exploitées par de nombreux états-membres et dont le poids économique est élevé. La palette de mesures est très large :
- Tailles minimales de capture et de commercialisation
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